Dans la série des châteaux, voici celui d’un autre genre…

La région est peuplée de châteaux et forteresses. Qu’ils soient médiévaux, de la Renaissance ou modernes, chacun y trouvera son petit (ou grand) bonheur… Pour ma part, je suis très attirée par les châteaux en ruine du Xème-XIIème siècle, ceux dont les pierres ont gardé en mémoire toutes ces guerres barbares entre le Duché de France et l’Angleterre. Ils me font rêver et laissent planer en moi une part de mystère que je ne cherche pas à percer pour la bonne et simple raison que c’est à mon avis beaucoup plus excitant comme ça!
C’est dans l’Orne que j’ai eu l’occasion de découvrir le donjon de Chambois, donjon rectangulaire du XIIème siècle admirablement bien conservé, le mieux conservé de Normandie.
 

D’aucun dirait que cet édifice est un cousin de la Tour de Londres ou du donjon de Rochester tant la ressemblance est frappante: "c’est un authentique petit morceau d’Angleterre jeté au cœur de la verdoyante Normandie".
Le donjon se divisait en trois étages, le dernier abritait selon toute vraisemblance les appartements seigneuriaux.
Au travers d’une grille fermée, on peut voir à l’intérieur de l’édifice les restes d’une cheminée apparente sur l’une des façades… et de belles fenêtres géminées, ornées de têtes humaines à l’extérieur.
 
Les étages étaient probablement reliés entre eux par un escalier en bois aujourd’hui disparu.
La visite est bien entendu interdite au public, seuls quelques pigeons ont investi les lieux!

 
© 2007 – j’irai revoir ma Normandie!

Le Château du Bourg Saint Léonard

 
Sur la route d’Argentan, à 8 kilomètres exactement, un panneau directionnel sur la droite indique "château du XVIIIème siècle". Poussée par la curiosité, je me dirige dans la direction de ce château et quelques mètres plus tard, je tombe face à une grille (ouverte).
 
 
 
La visite est libre… je rentre donc sans payer! Je pensais n’y passer que quelques minutes (car je ne suis pas fan des châteaux), j’y suis restée deux heures :-)
Et oui, j’ai profité du soleil dans le majestueux parc forestier de 400 hectares avec ses plans d’eau, ses vaches, ses chevaux et ses poules.
 
 
 
De quoi se ressourcer pleinement après une longue semaine de travail…
Il n’y a pas foule, néanmoins quelques visiteurs curieux comme moi collent leur nez aux fenêtres du château. Les portes sont fermées mais l’intérieur est visible au travers des carreaux. On aperçoit au rez-de-chaussée une riche collection de mobilier et une vaisselle (en cristal? en porcelaine?) méticuleusement bien installée sur la table de la salle à manger.
 
 
Tout à l’air somptueux… On croirait faire un voyage dans le temps, un bond en arrière. Qui vivait ici "avant"? Comment vivaient-ils? "Ces gens" étaient-ils heureux? Que de questions….
Celle que je me pose vraiment est de savoir si j’aurais aimé vivre à cette époque là dans tout ce luxe et la luxure? La vie que je mène aujourd’hui me convient parfaitement bien…alors pourquoi en changer? Effectivement, soyons réaliste, comment se passer de toutes ces commodités du monde moderne telles que la télévision, internet, le micro-onde, etc…? J’en serais incapable, comme la majorité des gens, je pense…
Si l’intérieur est sublime, l’exterieur n’a rien à lui envier! On peut y admirer un bel ensemble d’écuries et une orangerie de même que des allées d’arbres. Si je le pouvais j’y installerais bien un hamac tellement l‘endroit est sans aucun doute de tout repos…
 
© 2007 – j’irai revoir ma Normandie!

Le Maître Parfait…

 
Gisors est bien plus connu pour son château et son trésor (le Secret des Templiers) que pour cette étrange sculpture énigmatique exécutée en haut relief vers 1530 dans la chapelle de la Collégiale Saint Gervais Saint Protais, qui pourtant attire de nombreux curieux.
 

 

Ce cadavre en état de décomposition avancé et comparable au "Gisant" porte le nom de "Maître Parfait", qualificatif soulignant son extrême importance. Les os sont apparents, la chair est meurtrie, mais il ne contient aucun corps à l’intérieur; la sculpture n’est là que pour rappeler à chacun la fin inévitable de son existence, et l’inviter à méditer sur cette phrase macabre inscrite sur son côté:
Qui que tu sois, tu seras terrassé par la mort, reste là, prends garde, pleure. J’étais ce que tu es, tu seras ce que je suis, fais maintenant ce que tu voudrais avoir fait quand tu te mourras
 
© 2007 – j’irai revoir ma Normandie!
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.